Et ainsi je devins ubique

Comme j’ai décidé moi-même d’être divine, il me suffisait d’être partout. C’est pourquoi je me lance dans cette idée folle — après avoir fait un site web, une page Facebook, une présence sur Twitter, YouTube — de faire un blog. Vous remarquerez mon égo simple et à peine plus enflé que ma tête. Ne vous en faites pas, je suis très parfaitement ironique.
Donc, un blog d’auteur plus précisément, dont la ligne éditoriale est encore floue. Je pense profiter de cet espace pour poser mes réflexions d’écrivain et parler du développement de mon gros projet en cours — nommé Les Dissidents de Narbrocque.  Comme je suis divine (à n’en point douter), j’ai aussi des idées de génie qui passent et que parfois je suis assez habile pour attraper. La dernière étant d’ouvrir mon blogue à mes personnages. Oui. Je ne sais pas encore qui va bien répondre à l’appel, mais ce serait sympa qu’ils échangent eux aussi.
Quoi ça, qui suis-je ? La noble prétention de toucher le sacré ne suffit pas ? Arrrrrg. Ok ok, je vais oser parler de mon moi terrestre. Je suis du Québec. De ses forêts boréales infestées de maringouins, de son fleuve trop large où l’on y confond une mer et de ses chaleurs aussi drastiques que ses froidures. Je suis issue de poésie et de travail physique. Je suis curieuse avec un mutisme taquin qui brille aux yeux comme mes pieds nus sous ma jupe colorée. Je suis écrivain, études en main et années de fausses couches créatives. Le métier rentre. Je le façonne et le redonne.
Clap-e-clap. Bravo. Quelle présentation. (Vous avez vu ? j’ai pas mis de ponctuations expressives, trop douée la fille.) Un être tel que moi ne devrait pas avoir à… oh ta gueule. La double personnalité, quelle banalité. Je vais donc conclure ici, avant de perdre la course contre mon cerveau.

Publié par

Marie d'Anjou

Quelques études multidisciplinaires plus tard et quelques déplacements de lieu de résidence, je revisite le panorama et les parfums de mes enfances pour imaginer l'univers des Dissidents. Inspirée de la Côte-Nord (Qc) où j'ai grandi, la région de la Narse tente de véhiculer la même rudesse sauvage et la beauté nordique. Les Appalaches dessinent Cordalme et les Rocheuses canadiennes (sans pourtant les avoir vues), Sanglefroy. Après plusieurs projets avortés au fil des ans, c'est avec les Dissidents que mon écriture plus mûre trouve enfin l'histoire qui persiste sous ma plume et qui s'entête à vivre. Un travail de longue haleine qui demande autant d'inspiration que de bottages de fesses. C'est avec cette histoire que le métier rentre enfin, loin du romantique « poète la tête dans les nues », mais bien celui de l'écrivain devant l'écran à pondre des phrases nulles qui, un jour retravaillées, sauront plaire. Espère-t-on. ;)

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