Y’en a qui jouent à la tague

Si seulement il s’agissait d’un jeu d’enfant, mais je ne risque pas de jouer au jeu du loup, ça serait trop facile. Alors voilà. On m’a tagué. Et toute la différence entre un tag et une tague se trouve ici: premièrement, il y a un K. sournois et apparamment que y’a une sorte de tag qui est un prix prestigieux. O.o
Éblouissant, n’est-ce pas?
Histoire de K.
D’abord, je tiens à dire mon innocence. Je lisais le blog de C. Kean, que je nommerai K. pour l’anonymat (oupsi) et pour la rime, et je trouvais amusant de lire ses réponses à des questions aléatoires sur les aléas de l’écriture. Eh bein merde, elle m’a tagué. 😲 Onze!?!??! Le jeu consiste à répondre à onze questions (jusqu’ici tout va bien, c’qui compte c’est pas la chute…), mais encore faut-il lancer onze questions à onze autres bloggeurs. J’ai tout de suite senti mon incompétence relationnelle, là. Mais, je te remercie Kean de m’inclure dans l’univers des lancements de balle. Je devrais te taguer en retour, tiens. 😏
C’est le temps de shiner
Quel est l’article de ton blog dont tu es le/la plus fier/fière ?
Soit celui sur la nordicité, parce que ce thème était inconscient dans mon écriture jusqu’à très récemment. Soit celui sur Miliac, personnage, qui avait été très révélateur et que j’avais hâte de partager.
Quel livre lis-tu en ce moment ?

 

C’est une question plurielle parce que c’est connu, lorsqu’on manque de temps, il faut lire douze mille choses en même temps. Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin, pour bien rester dans ce thème de nordicité même au printemps quand tout est fondu. Je lis aussi 10 ans d’éternité, anthologie de la revue Brins d’éternité pour laquelle j’ai un intérêt grandissant. Entre les secondes vides, je zieute aussi Pour une enfance heureuse de la pédiatre Catherine Gueguen, parce que mamanitude oblige, et parfois je reprends la lecture en suspens depuis six mois de The Eagle and the Raven de Pauline Gedge, roman historique sur Bouddica. Ne me demandez pas de critique littéraire sur tout ça, je perds le fil assez vite merci.
Quel est ton mot préféré aujourd’hui ?
Nordicité. J’ai dû déjà l’écrire trois fois? J’aime la forme, qui est plus loin du platonique nordique et qui ne fait pas penser à une équipe mourrue de hockey. C’est le professeur linguiste et géographe Louis Edmond-Hamelin qui a pondu ce terme et qui inclu tout ce qui est au nord géographique, ou les «extensions spatiales» telles que la montagne ou l’hiver, selon wiki. Bref, c’est tout prêt de boréal dans mon cœur.
Si l’écriture était un animal, pour toi, lequel serait-elle ?
La banalité des choses fait en sorte que ça serait un chat. Ça ronronne de rien en arrière-plan, ça se couche sur le clavier quand c’est pas le temps parce que t’as autre chose à faire de plus adulte, ça te réveille en pleine nuit avec des idées toutes fraiches sur le bout du nez, ça mordille sans prendre garde et en plus ça demande l’entretien d’une littière merci-pas-le-temps-de-sortir-dehors-c’est-trop-sauvage. À votre discrétion d’interpréter cette dernière métaphore. Moi-même, je suis perplexe. 😐

 

Avec quelle personne réelle, historique ou fictive, aimerais-tu passer la journée de demain ?
C’est sûr qu’au lieu d’aller travailler… Dans la mesure où je serais pas nulle pour les rapports humains, je pourrais rencontrer Hatchesoup, tiens.

Quand as-tu vu l’océan pour la dernière fois ?
Jamais. C’est quand même pas ma faute si on a un fleuve en crise identitaire qui se prend pour la mer. Il est tellement large et long, il avale l’Atlantique jusqu’à la gorge. Alors, techniquement, je n’ai jamais vu l’océan, mais j’ai vu la mer parce que je parle pas de cette chose mouillée sous les ponts de Montréal, ni même Québec, mais bien l’estuaire du Saint-Laurent où l’on perd la rive sud de vue lorsque la pluie s’en vient. Sel et marée, vent et sédiments.

 

À qui fais-tu lire tes textes en premier ?
De purs étrangers. Les gens loin sont pas gênés, on a droit à la vérité bien en face. Ç’a été un baptême dur à prendre, mais je le préfère à l’indifférence polie de mes proches qui ont pas encore donné de feedback soit dit en passant… Hmmm, je devrais peut-être les rapeller.

 

Si tu devais résumer un de tes écrits sous forme d’un titre de vidéo youtube putaclic, qu’est-ce que ça donnerait ?
Ça donnerait du bitlit cheap et pas trop sain côté droit de la femme. Ok, à go, on se pète la gueule:

 

«Mariage forcé, elle tombe amoureuse de son mari.»

 

«Elle casse la gueule à des armoires à glace!»

 

«L’amant qui disparaissait tout l’temps.»

 

«Une forge pour les vaincre tous!»
(Je devrais tellement me recycler dans ce genre🙄)
Si tu devais partir demain, ça serait pour aller où ?
Dans un écogite pour écrire. (Ou plutôt pour tenter de retrouver un niveau de concentration assez efficace pour reprendre l’écriture). Sinon, la Norvège, Scandinavie, Icelande, ce genre d’endroits exotiques. 

 

Le défaut que tu apprécies le plus chez toi ?
L’acharnement, qui est à l’opposé du lâcher-prise et qui pose problème parce que je suis continuellement en paradoxe. Y tenir mordicus ou apprendre le détachement et être plus serein? Mais l’acharnement c’est bien quand on veut compléter ses projets.
Quelle est la dernière musique que tu as écoutée ?

 

Mon téléphone-réveil-matin qui jouait Empyrium.
Mon tour!
1. Question qui tue: pourquoi avoir commencer un blog?
2. Marcher ou courir?
3. Combien d’heures arrives-tu à consacrer à ton écriture/création par semaine?
4. Quel thème récurrent se retrouve inévitablement dans tes œuvres?
5. As-tu des personnages que tu ne comprends pas?
6. Parmis ceux qui ne sont pas mort-nés, quel est ton plus vieux projet d’écriture?
7. Tu préfères écrire/créer le matin ou le soir?
8. Envisages-tu d’autres projets artistiques à part l’écriture?
9. Quelle musique te fait tout l’inverse de l’inspiration?
10. Du type hiver, printemps, été ou automne?
11. Le matin, il faut te parler à partir de combien de café/thé/jus matinal qui réveille?
Et je connais que peu de blogueurs, je vais donc sacrifier un agneau à la place avec ces quelques noms qui devront impérativement jouer le jeu. Nola ViruahelyaSoleil Bleu, euh… bah voilà. J’arrête là, sinon je doubletag des gens de la liste de K. Et je suis pas cruelle. Pas tout à fait.

Publié par

Marie d'Anjou

Quelques études multidisciplinaires plus tard et quelques déplacements de lieu de résidence, je revisite le panorama et les parfums de mes enfances pour imaginer l'univers des Dissidents. Inspirée de la Côte-Nord (Qc) où j'ai grandi, la région de la Narse tente de véhiculer la même rudesse sauvage et la beauté nordique. Les Appalaches dessinent Cordalme et les Rocheuses canadiennes (sans pourtant les avoir vues), Sanglefroy. Après plusieurs projets avortés au fil des ans, c'est avec les Dissidents que mon écriture plus mûre trouve enfin l'histoire qui persiste sous ma plume et qui s'entête à vivre. Un travail de longue haleine qui demande autant d'inspiration que de bottages de fesses. C'est avec cette histoire que le métier rentre enfin, loin du romantique « poète la tête dans les nues », mais bien celui de l'écrivain devant l'écran à pondre des phrases nulles qui, un jour retravaillées, sauront plaire. Espère-t-on. ;)

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