De cercle en cercle

L’an passé, alors que j’allaitais encore beaucoup et que j’écrivais comme je pouvais du bout d’un pouce sur mon téléphone et que de l’autre main je caressais la tête de mon tout petit garçon qui s’endormait, cette année-là, donc, j’ai eu l’envie de commencer un blog d’auteur. Bah, je l’ai fait.

Et si j’ai écrit souvent d’un seul pouce alors que le reste de mon corps s’endormait en même temps que mon fils dans mes bras, j’ai quand même su garder le rythme de départ que je m’étais donné: c’est-à-dire, un article par mois. Je dirais, avec tout le recul et la magnifique et ravissante sagesse accumulée que j’ai depuis, bein, je changerais pas ça. Non. Je pourrais pas écrire plus même avec des doigts rapides de super héro. Ce rythme me sied à ravir! Mon garçon fait moins de sieste qu’avant pour me laisser souffler un peu, et il fait des dents, ou une toux et il me gruge la seule heure de ma soirée qui était à moi, je ne peux pas écrire plus de rubriques.

 

Mais! Ces autres moments où tout se passe bien, que la soirée s’ouvre à moi enfin et je peux me poser (malgré un cerveau sensiblement désireux de s’endormir), ces instants rares mais de plus en plus possibles, je les passe à la réecriture. J’ai décidé de ne plus m’acharner sur la complétion de mon dernier tome. (Enfer et damnation! Faire la réécriture avant de terminer le premier jet?!? C’est un piège, sauve-toi, sauve les meubles, sauve ton âme!!) Je réécris, du début pour pouvoir ré-arranger les changements narratifs qui ont eu lieu au fil du temps. Si mon dernier volume tarde tant à naitre, c’est probablement paece qu’il coince en arrière et j’ai des nœuds à dénouer.
Alors je souligne donc l’aventure annuelle par un autre billet mensuel, le prochain étant dans mes vacances à venir. Mais qu’est-ce que des congés avec un jeune enfant? Je vous dirais pas que c’est plus de temps pour écrire…
Récapitulons, ou capitulons, c’est selon. Mon tout premier article était ceci, mon plus nul était apparement celui-là et mon plus populaire en terme de lectorat et de commentaires était celui-ci. N’est-ce pas fabuleux? Non pas tant, qu’une rétrospection de l’an passé. Ah, j’ai bien un billet hors série avec le Sunshine Blogger Award que j’ai reçu récemment… et ça ne semble pas s’arrêter là. Mais pour l’instant, le premier cycle est complété.
En espérant vous avoir encore pour une autre année!

Publié par

Marie d'Anjou

Quelques études multidisciplinaires plus tard et quelques déplacements de lieu de résidence, je revisite le panorama et les parfums de mes enfances pour imaginer l'univers des Dissidents. Inspirée de la Côte-Nord (Qc) où j'ai grandi, la région de la Narse tente de véhiculer la même rudesse sauvage et la beauté nordique. Les Appalaches dessinent Cordalme et les Rocheuses canadiennes (sans pourtant les avoir vues), Sanglefroy. Après plusieurs projets avortés au fil des ans, c'est avec les Dissidents que mon écriture plus mûre trouve enfin l'histoire qui persiste sous ma plume et qui s'entête à vivre. Un travail de longue haleine qui demande autant d'inspiration que de bottages de fesses. C'est avec cette histoire que le métier rentre enfin, loin du romantique « poète la tête dans les nues », mais bien celui de l'écrivain devant l'écran à pondre des phrases nulles qui, un jour retravaillées, sauront plaire. Espère-t-on. ;)

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