Je jure solennellement…

Résolutions 2019.

Oui déjà, mais c’est parce que je suis en pleine préparation. Alors, je vais tenter de relever le défi 365, qui me plait plus que le NaNoWriMo. Le but ultime de cet engagement est d’arriver à établir un rythme d’écriture, une routine solide, tous les jours — ou du moins chaque semaine. L’objectif de mots est moins important.

365 Writing Challenge 2019
Mais c’est quoi le 365 Writing Challenge???

Dans le monde anglophone, il existe le 365 Writing Challenge (défi d’écriture 365) qui consiste à former une petite communauté (grandissante) d’écrivains motivés pour écrire régulièrement, tableau avec compilations à l’appui, et rendement hebdomadaire basé sur un objectif. Le but est de faire durer le plaisir toute l’année. Je n’ai jamais encore participé, mais j’ai un ras-le-bol de stagner alors je me suis lancé un peu à l’aveuglette. Ce qui est bien, c’est que j’ai pas besoin de produire en anglais. Je peux continuer dans ma langue maternelle et quand même participer avec eux.

Pour ce challenge, j’ai révisé mon plan du tome IV en détail. Cette fois, j’ai esquissé des scènes, des décors et des personnages, pas seulement des idées vagues. J’y ai intégré mes derniers revirements et mes dernières découvertes. Le but est de terminer ma série au complet. J’y suis presque, il me reste des trous à combler et enfin, enfin faire la réécriture de A à Z. Mais surtout pouvoir m’engager plus sérieusement dans ce métier sans me sentir coupable de ne rien finir. Ah, ce syndrome de l’imposteur, merde!

J’ai voulu rédiger ma série d’un trait, sans travailler sur un tome à la fois parce que je veux pouvoir ajuster à mesure que l’écriture avance chaque détail de façon plus fluide. Il y a des choses que je peux implanter dès le premier ou deuxième livre qui vont se jouer seulement au troisième ou quatrième. Ça m’a servi magnifiquement. Lorsque la résolution finale s’est finalement présentée à moi l’an dernier, j’ai pu dès lors penser à corriger et modifier des détails dans le tome un. La totalité sera plus fluide, sans mauvaise surprise d’incohérence. Qui plus est, c’est plus convaincant et rassurant pour un futur éditeur de savoir que la série est complète, esquissée au total, prête au peaufinage. Mon rêve pour l’an prochain: terminer l’étape un de mon projet, soit le premier jet.

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Photo de Pixabay sur Pexels.com

Avec mon maigre, mais oh combien réaliste objectif de mille mots par semaine, ça me rappelle les camps NaNo. En avril et en juillet, il est possible de faire des mini nano avec un objectif malléable, choisi par l’écrivain lui-même. Comme ça, chaque mois sera un mini défi pour moi. Bien sûr, je peux me lasser. Mais au fond, qui ça dérange sinon moi et mes rêves en suspens éternels? Mon moi futur aimerait bien que mon moi présent s’engage dans cette promesse. Je vais donc essayer de me faire un cadeau à moi-même: rétablir un rythme d’écriture.

Je me demande si on pouvait pas faire une version francophone, tout comme le NaNo est international à présent. À moins que ça existe déjà et que je n’ai jamais croisé cette organisation? Le 365 Writing Challenge offre un abonnement gratuit, mais avec certaines versions payantes (genre 10-20$ par année) y’a des bonus de séminaires, conférences, coaching, etc. Ça pourrait être sympa. Mais, oh, une chose à la fois. Testons le principe avant d’imaginer une expansion

Vous connaissiez ce défi? En quoi pourrait-il vous motivez plus que le Nano, en quoi peut-il être rebutant? Quels sont vos trucs pour demeurer productif malgré les aléas de la vie? Vous avez déjà expérimenté des cycles de productivité dans l’écriture?

Publié par

Marie d'Anjou

Quelques études multidisciplinaires plus tard et quelques déplacements de lieu de résidence, je revisite le panorama et les parfums de mes enfances pour imaginer l'univers des Dissidents. Inspirée de la Côte-Nord (Qc) où j'ai grandi, la région de la Narse tente de véhiculer la même rudesse sauvage et la beauté nordique. Les Appalaches dessinent Cordalme et les Rocheuses canadiennes (sans pourtant les avoir vues), Sanglefroy. Après plusieurs projets avortés au fil des ans, c'est avec les Dissidents que mon écriture plus mûre trouve enfin l'histoire qui persiste sous ma plume et qui s'entête à vivre. Un travail de longue haleine qui demande autant d'inspiration que de bottages de fesses. C'est avec cette histoire que le métier rentre enfin, loin du romantique « poète la tête dans les nues », mais bien celui de l'écrivain devant l'écran à pondre des phrases nulles qui, un jour retravaillées, sauront plaire. Espère-t-on. ;)

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