rendez vous des blogueurs

RDV: Garder le moral en novembre

J’aime pas novembre, c’est le mois le plus sombre. Il ne reste que les cendres du feu d’octobre au sol et aucun manteau nival pour faire écho aux lunes. Le défi du rendez-vous des blogueurs, ce mois-ci, est plus corsé.

Novembre, c’est la noirceur. À une latitude de 45 degrés, au début du mois à l’heure normale, c’est une aurore à 6h30 du matin et un couché de soleil à 16h30. Le jour dure 10h et c’est surement la période où nous remarquons sa brièveté le plus. Même si le solstice est en fin décembre avec sa journée de 8h30, la lourdeur des nuits se ressent dès maintenant. Parce que les jours, eux, sont gris.

J’en ai assez de me plaindre encore et toujours de cette période. Je veux et je choisis du positivisme dans ma vie.

1. L’heure normale

J’aime l’heure normale. Je l’ai toujours sentie naturelle dans mes veines. Si la discussion sur l’arrêt des changements d’heure prend de l’ampleur, le choix de l’heure est encore sujet à débat. Plusieurs préfèrent l’heure avancée; les soirées d’été sont plus tardives. On oblitère complètement l’effet sur l’hiver. À l’heure avancée, en plein cœur de l’hivernage, le soleil se pointerait que vers 8h30. Pour bien se réveiller et pour bien dormir, nous avons besoin de lumière naturelle pour rythmer notre cycle circadien. Il est moins dommageable sur la qualité du sommeil de revenir chez soi à la noirceur que de manquer le soleil du matin. Vous voulez de longues soirées d’été? Se lever plus tôt fait la différence. C’est d’ailleurs ça le truc magistral avec le changement d’heure: vous vous levez plus tôt. L’éclairage du soleil sur la terre ne change pas, c’est seulement l’effet psychologique de ne pas travailler à 7h du matin au lieu de 8h qui change.

2. Refaire la base

Si novembre est plus exigeant sur notre moral, il faut renforcer celui-ci — et en amont serait le mieux. La base de tout équilibre du corps n’est pas un mystère sacré: bien manger, bien bouger, bien dormir. La majorité des gens s’en sortent ainsi. Encore faut-il toucher le fond pour avoir la motivation suffisante de se prendre en main. Je pourrais aussi ajouter de prendre soin de ses projets personnels, d’aimer, se laisser aimer, utiliser une lumière à spectre complet, avaler des suppléments de vitamine D, sortir dehors même sous la pluie. Ces conseils-là, on les connait, même sans y prendre garde. Non, il manque un petit plus pour apprendre à aimer novembre. Quelque chose de personnel à vous: votre décision consciente d’aimer novembre.

3. Ce que j’aime, moi

Ce que j’aime de novembre c’est le jaune marié au gris, c’est la nécessité de s’emmitoufler tout au chaud, c’est un retour à la noirceur oubliée avec ces villes saturées de lumens, mais surtout — un bonus personnel — l’anniversaire de mon fiston. 

Prendre novembre pour ce qu’il est, rien de plus, rien de moins. Apprivoiser ce mois comme il est, l’accepter tel quel. Noirceur, fraicheur, grisaille. Sans lui, les jours chauds sont fades, octobre est neutre et décembre blême. Comme mars accueille les dernières neiges chiantes, comme février couve les grands froids crus de l’hiver et juillet sue ses canicules, chaque saison a ses tares. Ce qui est étonnant, c’est d’entendre les mêmes plaintes d’une année à l’autre alors qu’elles sont prévisibles. Je crois qu’en fait, c’est ça qui me pèse: les rengaines.

Ça laisse un effet
De ne plus voir le soleil
De partir tôt en noirceur
Rentrer en obscurité
C’est une course de chevaux
qui fait demi-tour
Un retour à l’âge de pierre
Un homme qui marche le dos courbé

— « Aéroport/évolution » de Ô Paon (Geneviève Castrée)

Avez-vous trouvé vos perles personnelles de novembre?

La relève de la garde

Inscrivez-vous au blog et recevez une nouvelle gratuite dans votre boite de réception!

Publié par

Marie d'Anjou, auteure

Quelques études multidisciplinaires plus tard et quelques déplacements de lieu de résidence, je revisite le panorama et les parfums de mes enfances pour imaginer l'univers des Dissidents. Inspirée de la Côte-Nord (Qc) où j'ai grandi, la région de la Narse tente de véhiculer la même rudesse sauvage et la beauté nordique. Les Appalaches dessinent Cordalme et les Rocheuses canadiennes (sans pourtant les avoir vues), Sanglefroy. Après plusieurs projets avortés au fil des ans, c'est avec les Dissidents que mon écriture plus mûre trouve enfin l'histoire qui persiste sous ma plume et qui s'entête à vivre. Un travail de longue haleine qui demande autant d'inspiration que de bottages de fesses. C'est avec cette histoire que le métier rentre enfin, loin du romantique « poète la tête dans les nues », mais bien celui de l'écrivain devant l'écran à pondre des phrases nulles qui, un jour retravaillées, sauront plaire. Espère-t-on. ;)

Une réflexion sur “RDV: Garder le moral en novembre”

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s