Le thème du rendez-vous des blogueurs cette fois tourne autour de la question du lieu. Ça tombe bien; je remarquais récemment que mon goût pour le décor campagnard avait perdu de son charme depuis quelques années pour moi. Quel type de lieu j’habite, ou plutôt m’habite? Entre la ville, la campagne et la banlieue, je choisis autre chose.

rat d’ici, rat de là

Adolescente et jeune adulte, le décor champêtre me charmait. J’étais fascinée par les antiquités de l’ère rurale, les ruines, les histoires locales. Il y avait dans mon regard beaucoup de romantisme et peut-être une nostalgie d’une époque révolue que je n’ai jamais connue. Une bien belle attirance pour ce qui était déjà plus rustique. Ce dernier détail n’a pas changé: il s’est modifié.

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photo: AltumCode

En même temps, à cet âge, je ne pouvais m’imaginer vivre loin de la ville. L’énergie du centre-ville, des bars où entendre de la bonne musique et danser, les rencontres et discussions à plus d’heures avec des gens allumés et renseignés, j’en bouffais. J’ai la nostalgie parfois de ce temps passé dans un café pour étudier ou écrire. Encore aujourd’hui, j’aime la dynamique culturelle des villes. Les activités artistiques sont aussi variées que les rues qui les accueillent.

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photo: Osman Rana

J’ai un peu moins le plaisir d’une grande ville et je n’aimerais pas vivre à la campagne longtemps. Je demeure toujours dans un endroit urbain d’une ville très verte d’arbres et de parcs. Je fuis les métropoles, je ne m’attarde pas dans les prés, mais il y a bien un lieu où je me ressource le plus.

Autre billet du RDV: les vacances

Entre les deux?

La conclusion logique serait de choisir la banlieue. Meh. Si je garde un pied en ville pour ses avantages sociaux et culturels, l’espace banlieusard ne m’attire pas. On dirait un lieu dilué, ni urbain, ni nature, juste envoisiné et routier. J’ai plutôt développé un besoin plus ancré encore dans ce qui est plus sauvage: la cabane dans les bois.

Je n’y vivrais pas à l’année non plus, mais une petite retraite de temps en temps, moui, je veux bien. Surtout si ce lieu est le plus rustique possible. Oui, je parle de toilette sèche, d’eau à la pompe, sans électricité, sans internet, un feu pour cuisiner et se chauffer. Ces commodités, je les ai en ville. Dans le bois, je veux les racines et les changements de temps, les murmures des branches dans le vent. C’est un lieu pour me ressourcer, pour casser la routine bien confortable. Si en plus, cette cabane est près de la mer, alors là…

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