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Entrevue avec Kevin Bonneville

Dans le cadre des Entrevues d’écrivains, cette fois-ci, je vous propose l’auteur Kevin Bonneville, du Québec.

Portrait d’auteur

  • Es-tu un auteur publié? Est-ce important pour toi? Est-ce une notoriété ou une reconnaissance?

Mon premier ouvrage est une autoédition. C’est une reconnaissance d’avoir des lecteurs.

  • Quel.s genre.s d’écrits fais-tu?

J’écris des romans surtout contemporains. Ça s’adresse majoritairement à un public adulte. Cependant, il se peut que je sorte de la science-fiction pour adolescent.

  • Quel.s genre.s lis-tu?

De tous les genres sauf fantastique. C’est le genre que je lis le moins parce que j’ai plus de mal à m’identifier à ces univers, mais j’en lis quand même, car les récits sont fascinants par leur construction.

  • Où peut-on trouver tes publications? Laquelle nous suggères-tu pour te lire une première fois?

Sur mon site Internet, nous trouvons mes ouvrages. Il y a les liens pour ce procurer mon premier roman, mais également j’y offre des nouvelles.

  • Quel est ton parcours d’auteur dans la chaine du livre?

J’ai réalisé que très tard que j’aimais écrire. Pour le moment j’en ai qu’un seul d’écrit, mais la suite s’en vient. Je suis pour l’instant autoédité, mais seulement parce que le roman était prêt à être lu.

Photo: Lilly Rum
  • Comment a évolué ta méthode de travail? De l’écriture instinctive à celle plus planifiée, de l’écriture manuscrite à tapuscrite? Ce sont pour toi des méthodes contradictoires ou complémentaires, ou sont-elles plutôt une sorte d’axe sur lequel jouer?

Je ne sais pas quoi répondre. Je suis instinctif, autodidacte. J’écris au fur et à mesure et l’histoire évolue au même rythme que les personnages. Ceci dit, je sais souvent comment conclure l’histoire et quel sont les évènements importants. Mais ceux-ci ne sont pas à l’abri de changement d’après l’évolution de l’histoire. Je me laisse aller, je vis en même temps que les personnages.

  • Offres-tu des services en lien avec l’écriture? Si oui, parles-en brièvement ici avec un lien pour te contacter.

J’ai énormément écrit de scénario et j’ai souvent aidé à en écrire. On peut me rejoindre sur mon site Web.

kevinbonneville.com

Perception du métier

  • Perçois-tu une différence entre ceux qui ne sont pas publiés et ceux qui le sont (si oui, comment)? Est-ce ainsi que l’on définit un écrivain.e?

Pour ma part non. C’est comme si on définissait que ceux qui vivent de leur plume comme des écrivains.

  • Crois-tu que la vocation ou le métier d’écrivain a un certain prestige? Est-ce selon toi plutôt un métier ou une vocation?

Pour moi, ça n’a pas plus de prestige qu’un docteur ou un chanteur. J’écris parce que j’aime écrire et parce que je réussis à toucher un lectorat. C’est cependant une vocation, car c’est de travailler dur et être très discipliné, mais y ressentir du plaisir tout de même.

Audrey: La genèse d’une tueuse à gages

Après avoir vécu de l’indifférence et du rejet toute sa vie, Audrey s’engage dans les Forces armées à sa majorité. Après 5 ans de bons et loyaux services, elle se sent trahie par ses supérieurs hiérarchiques. Elle décide alors de quitter l’armée et de suivre le colonel Francis S. Doyle dans le mode de vie du meurtre lucratif, le seul gagne-pain pour lequel on l’a entrainé et encouragé.Voguant entre la mort et un semblant de vie sociale, Audrey devra apprendre à se construire et à vivre en société. Elle devra également se défaire de ses déceptions passées, de ses peurs et de son anxiété pour adopter le lâcher-prise et trouver sa place.Audrey est-elle entrée dans une course contre la montre sans le savoir? Quelles seront les conséquences d’une telle vie pour une jeune femme comme elle? Elle dont la raison de vivre tient sur les épaules de sa petite sœur de 9 ans sa benjamine.

  • Comment définis-tu le syndrome de l’imposteur et le ressens-tu? Que fais-tu avec un tel sentiment?

Je ne le ressens pas dans le monde littéraire. Le sentiment de l’imposteur pour moi se définit quand je ne me sens pas tant fier d’un truc que j’ai fait. Quand je ne me sens pas à ma place.

  • Quel est selon toi le plus grand mythe concernant les écrivains?

Nous ne sommes pas tous des solitaires. C’est d’écrire qui demande d’être un peu isolé, mais nous ne le sommes pas quand nous n’écrivons pas.

  • Comment perçois-tu toute l’animation autour des droits d’auteurs et du statut de ceux-ci?

Avoir la paternité d’une oeuvre est extrêmement important. On ne laissera pas quelqu’un d’autre se réclamer parent de notre enfant. Pour une oeuvre de notre cru,  c’est la même chose.

Kevin Bonneville sur Facebook

  • Comment envisages-tu l’avenir de la chaine du livre?

Avec enthousiasme. Les livres physiques, c’est la seule chose qui résiste encore à la technologie. Tenir un livre aide à nous sentir prendre place dans l’histoire.

Particularités d’auteur

  • Quel parfum a ta période étudiante?

Parfum corsé et fruité. Beaucoup de première expérience donc beaucoup d’inspiration.

  • Quelles couleurs porte ton enfance?

Bleue, tranquille et belle. Mon imagination n’a jamais autant bouillonné.

Photo: Tomoko Uji
  • Quelle texture à ta relation avec tes proches?

Vert. Riche et rassurant.

  • Que goûte ton premier voyage?

Le miel. Voyage en famille à Memphis, entre autres.

  • Quelle est la musicalité, la prosodie du territoire de tes vacances?

Musique festive, je profite de chaque note, de chaque seconde. Je m’imprègne de ce que je peux pour bien retranscrire dans mon écriture.

Entrevue précédente: Bérengère Delaplace

Photo à la une: Michal Czyz