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Un Roussard qui change toute la fin d’une histoire

Dernièrement, j’ai finalement compris Miliac. J’écris les Dissidents depuis 2012 et ce personnage vient tout juste de réellement connecter avec moi. Qu’est-ce qui a fait le pont? Une lecture…

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Nordicité et toutes ces sortes de choses exotiques

Étrangement, j’en ai pris conscience seulement récemment. Ma nordicité. Et son omniprésence dans mon écriture. Et depuis, je m’intéresse tendrement à ses vents et ses silences de tombe.

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Prendre rendez-vous avec son personnage

La première idée que j’ai eu envie de suivre sur mon roman était une histoire d’amour, ce qui m’étonne de moi-même puisqu’en général, je n’écrivais pas ce genre d’histoire. J’avais cette question en tête : si, après avoir connu et perdu le grand amour de sa vie, on le rencontre à nouveau, qu’est-ce qui peut arriver? Peut-on le croire, le craindre, le nier ou le vivre pleinement tout simplement? Ce déroulement est tombé sur mon personnage de Merime, femme hermétique — oui plus que moi — qui à un point de l’écriture refusait carrément de me répondre.

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Les Arbres de Caïa

J’ai assisté, il y a jadis, à une conférence qui parlait du rapport souvent ignoré entre l’esprit et le corps, des effets somatiques par exemple, mais aussi de nos positions physiques qui influenceraient l’esprit, la perception de notre environnement.

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Réécrire, c’est pas chômer, et c’est pas payant non plus.

Sur YouTube, je suis avec plaisir la jeune auteure américaine Jenna Moreci et dans l’un de ses vlogs, elle décrit ce qu’elle appelle des overwriters et des underwriters. Bbbbbbbref, en d’autres mots, ceux qui tapuscrisent énormément trop lors d’un premier jet et ceux que… non.

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Mois de boréale, à Narse

Ma sœur,
 

J’ai vu Narse pour la première fois à peut-être une demi-lieue de distance. J’étais sur la petite plaine en bord de mer, là où a eu lieu mes fiançailles, et je n’avais d’yeux d’abord que pour l’énorme plat vertigineux de la mer. Grise comme le ciel d’hiver la surplombant. C’est lors de notre approche vers Narse que celle-ci est apparue dans la grisaille violacée de l’après-midi, juste avant la pénombre du soir. Une cité emmurée, juchée sur une colline douce face à la haute marée.

 

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Glottophobie et pis quoi encore?

La glottophobie est cette chose gluante dans la bouche qui consiste à se moquer de l’accent de quelqu’un, de ses expressions ou de dénigrer d’une quelconque façon la manière dont un locuteur parle une langue si elle s’éloigne trop du modèle idéal mise en avant par des gens qui parlent — ce qui fait beaucoup de monde, disons le — une forme aléatoirement sélectionnée au fil des ans comme LA forme utopiquement souhaitable en «bonne» société. Ça veut dire quoi?

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