Projet littéraire

Les Dissidents de Narbrocque

« Survivre, demeurer intègre. Grâce à son ennemi. »

Une alliance. Deux contrées, cousines de mœurs et d’origine, s’allient par le sang pour former une nation plus forte. Narbrocque se consolide sous le poids de plus en plus palpable d’une guerre entre deux empires à couteaux tirés depuis des siècles. La marée de leur haine ancestrale monte et menace le balancier précaire de son imminent effondrement. Un mariage politique, l’appel au ban, la montée des armes… à l’échelle des êtres, ces changements ébranlent leur quotidien, leurs rêves et leur avenir. Narbrocque se doit de réussir cette alliance dans le seul but de demeurer intègre.

Mais toujours, la marée monte.

Lexique | Calendrier

« Les Dissidents de Narbrocque » par Marie d’Anjou est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage des Conditions Initiales à l’Identique 4.0 International.

Basé(e) sur une oeuvre à mariedanjou.com.

Progression

Tous les quatre tomes sont écrits au premier jet. La totale réécriture est en cours pour le premier volume.

Présentation du roman

Un rêve, tout bête, où une cité rudimentaire, rues de terre, maisons rondes en pierre, très aérée avec beaucoup d’arbres s’étendait sur deux rives d’un fleuve peu large près de la mer. Mais, surtout, ces passerelles suspendues au-dessus des habitations, attachées à des tourelles qui parsemaient le paysage urbain. Des tourelles pour la garde de la cité, un réseau de ponts survolant les citoyens qui leur permettait d’atteindre chaque recoin de la cité sans entraves. La cité de Narse. Et puis, une femme, souveraine, qui offre son fils en mariage à une inconnue. Je me suis demandé, au réveil, ce que pourrait être leur vie.

Et j’ai eu cette question : on ne voit jamais, dans les films ou autres histoires, comment un couple d’un mariage arrangé finissait par s’apprécier, voire même s’aimer. On a toujours le scénario soit du mariage malheureux où chacun souffre, trop souvent dans la violence, soit un bond dans le temps où les personnages savent déjà s’apprécier. Mais jamais leur histoire, jamais cette période dans laquelle ils doivent s’apprivoiser, se connaitre et enfin développer un lien durable. Je me suis donc découvert une âme romantique. Je voulais savoir comment ce couple allait développer une relation solide.

Et puis, il faut de la chair sur l’os. Dans quel contexte ce mariage arrangé doit avoir lieu, pourquoi, et enfin est-ce que ce contexte force les mariés à demeurer ensemble bon gré, mal gré jusqu’au moment où ils arrivent à l’amitié et enfin à approfondir ce lien? Moi qui déteste la politique, je me suis vue plonger dans un scénario aux ramifications très profondes.

Tout en restant dans le réalisme (donc pas de magie, pas de fantaisie), je tente d’esquisser une civilisation assez rudimentaire, à l’instar des peuples nordiques et barbares et sans tomber, aussi, invariablement dans le moyen-âge… mais pas que. Les antagonistes ne sont pas cadrés dans les « méchants méchants », mais plutôt sous l’aspect de différences et de conflits culturels. Les Narsques (mon petit peuple à moi) sont égalitaires, tant dans leur façon de percevoir la différence sexuelle que sociale. Leurs voisins du nord sont misogynes et claniques tandis que ceux du sud sont misandres et régis par des castes étanches.

Mes Narsques cherchent l’équilibre entre ces deux extrêmes. Très légèrement influencé par les premières nations, je cherche à démontrer leur nature dirigée sur le communautaire plutôt que sur la recherche égoïste du pouvoir individualiste. Leur spiritualité ne se coiffe pas de divinités à ne plus savoir qu’en faire et encore moins de monothéisme. Ils sont des naturalistes innés, ouverts à la complexité de dame nature tel qu’elle est.